Ex-Skunk Anansie, la féline chanteuse Skin sort son premier album solo. Et elle est assagie... la panthère semble avoir consenti à limer ses griffes
La furie qu'elle convoquait immanquablement sur les albums de son précédent groupe est moins présente, et l'on goûte mieux la voix de cette diva soul-rock
Enregistré avec David Kosten (l'homme de Faultline) et un collaborateur de Coldplay, Ken Nelson, au mixage, "Fleshwounds" ("égratignures"), traîte de "cette maladie mentale" qu'est l'amour selon les mots mêmes de Skin
Et Skin le chante comme il faut cet amour, avec ce qu'il faut de rage (n'allez pas croire qu'elle n'est plus capable de rugir et elle en donne la preuve, comme sur "Trashed"), et quelque chose de plus langoureux (sur "Don't let me down", ou sur "The trouble with me", qui lorge vers le R'n'B)
Et ça s'est nouveau. Plus loin "You've made your bed" et "As long as that's true", sont deux ballades au piano qu'on aurait mal imaginées chez Skunk Anansie. Idem, sur l'avant dernière chanson "Burnt like you", où une guitare mélancolique vient servir d'écrin à une voix qui semble presque apaisée...
Tendance qui se confime pour finir avec "'Til morning comes", qui achève de recentrer Skin sur un créneau de moins en moins rock, plus proche d'une Sade, autre diva noire adepte des ballades fondantes
Si comme nous vous aimiez le groupe Skunk Anansie dans les moments (trop rares) où il savait calmer la machine, les aventures solo de Skin devraient à plus forte raison vous charmer
7 / 10
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